"Des serpents dans l'avion", une série B à (l'é)cran

Publié le par Méro

Mercredi 30 août 2006, 20 heures 45. La ville est tranquille. Le cinéma se remplit doucement....

Un titre ridicule attire l’œil un instant : « Des serpents dans l’avion ».

L’affiche me fait arrêter. Il s’agit de la plus kitsch depuis « La fièvre du samedi soir » et le célèbre déhanché de John Travolta, pento dans les cheveux, doigt au ciel désignant nerveusement la boule à facette, ignorant dédaigneusement sa groupie et sa fameuse « robe-rideau » rouge pétant. Ici, les danseurs sont des serpents qui s’entrelacent autour d’un avion.

Mon 6ème sens (A propos de 6ème sens, avez-vous que dans 6ème sens, en fait Bruce Willis, il est mort dès le début et seul le petit gosse peut le voir ? Non ? Tant pis) me dit de foncer.

Je fonce.
Je vois.

Et mon 6ème sens ne m’a pas trahi. Il s’agit de la série B la plus jubilatoire et la plus immonde que je n’ai jamais vue.

Comme toute bonne série B, l’histoire est un prétexte à l’action.

Ici un quidam lambda est témoin d’un assassinat.

Seulement le chef des méchants a vu qu’il avait vu et qu’il l’avait vu par la même occasion. Donc le chef des méchants dit qu’il a vu beaucoup trop de choses et qu’il doit mourir. Les méchants employés du chef des méchants le poursuivent jusque chez lui où c’est un agent du FBI sorti de nul part (et oui, on est dans une Série B, on ne s'embête pas avec le réalisme) qui le sauve.

L’agent du FBI, joué par un Samuel L. Jackson plein d’assurance, décide d’emmener le témoin témoigner à Los Angeles.

Ils prennent l’avion, mais le chef des méchants, très malin comme tous les grands méchants, fait monter à bord plein de serpents.

Pourquoi des serpents ? Et bien d’une part parce qu’avec une bombe c’est trop simple, et d’autre part parce que sinon il n’y a pas de film.

Sous phéromones (« des serpents qui ont fumé du crack » comme dit fort justement Samuel L. Jackson dans le film), les serpents sont bien excités et s’attaquent rapidement à tous les passagers.

Et là, le jeu de massacre commence, la rigolade et l’atrocité vont de paire dans chaque scène. On hésite toujours entre rire et détourner les yeux tellement c’est gore ! 

Je n’en dis pas plus, mais, imaginez ce que peux faire un serpent…

Ca y est, vous vous imaginez ?

Et bien, c’est pire !

La preuve ? En sortant du film, dans une rue pleine de pénombre, j’ai sursauté lorsqu’une serviette en papier orange plus ou moins enroulée s’est glissée à mes pieds, poussée par le vent.

Bref, sûrement pas le chef d’œuvre du siècle, mais en tout cas la Série B de l’année !

Je propose même aux producteurs hollywoodiens de décliner le concept avec d’autres animaux et d’autres moyens de transports. Que de classiques en perspective !

Des rats dans le train,
Des guêpes dans la voiture,
Des araignées dans le bus,
Des hyènes dans le métro,
Des piranhas dans le sous-marin,
Des chauves-souris dans la fusée.

PS : Vous aussi, amusez-vous à trouver un titre rigolo... Le gagnant gagne rien...

Publié dans Cinéma

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Commenter cet article

zouzou 04/09/2006 17:37

Tres tres bon film effectivement. La critique est plutot bonne, esperons que le public suivra ! Des scenes mémorables, de l'humour trash et de bon effets spéciaux (les serpents font peur) Pour un remake, une suite ou un dérivé je propose : - Des morbacks dans ton slipbiz

Méro 09/09/2006 19:23

Ca sent le vécu ! D'autres ropositions ?